Après onze ans de "vie commune" (huit années sous le même toit), me voilà confrontée depuis quelques semaines à la douloureuse et exaltante expérience du célibat... Le célibat de la trentaine n'étant pas celui de la vingtaine, je commence seulement à découvrir ce que la plupart de mes « copines célibataires » connaissent déja depuis "longtemps", à savoir...
Etre célibataire c'est recommencer à passer des heures devant le miroir à se juger sous toutes les coutures ;
Etre célibataire c'est écumer son carnet d'adresse à la recherche de quelqu'un qui soit libre pour partager votre soirée ;
Etre célibataire c'est croire régulièrement qu'on tombe amoureuse jusqu'à tomber amoureuse vraiment ;
Etre célibataire c'est se sentir un jour belle et libre et le lendemain seule et moche ;
Etre célibataire, c'est manger son repas en tête à tête avec la TV ;
Etre célibataire, c'est découvrir qu'on peut très bien vivre sans un homme, mais rêver d'en rencontrer un ;
Etre célibataire c'est recommencer à lire, à écrire et à fumer ;
Etre célibataire, c'est ne pas supporter de ne pas plaire aux types qui ne vous plaisent pas ;
Etre célibataire c'est mettre la radio ou la télé en bruit de fond afin de créer l'illusion d'une présence ;
Etre célibataire, c'est être fauché alors qu'on a encore davantage besoin d'argent ;
Etre célibataire, c'est s'intéresser à chaque homme qui s'intéresse à vous, parce qu'il s'intéresse à vous ;
Etre célibataire, c'est échafauder un plan de séduction pour un type qui vous plait et le postposer sans cesse de peur qu'il n'échoue ;
Etre célibataire, c'est surtout ne pas profiter assez des moments où l'on est seule, parce qu'on a peur de le rester...

Publié par Leilo à 12:20:44 dans Captain'Lo | Commentaires (1) | Permaliens
Publié par Leilo à 12:46:06 dans Captain'Lo | Commentaires (0) | Permaliens
"Souvenirs d'enfance."
Les reflets mordorés du soleil sur les champs. La danse insistante des branches sous la brise. La caresse du vent et de l'herbe sur nos jambes. L'appel étouffé d'une cloche dans le lointain. Invitation qui se perd dans la campagne. Murmure lancinant et apaisant à la fois. L'ultime chant des oiseaux avant le silence de la nuit. La fraîcheur du soir qui s'immisce dans nos jeux. Les essaims de mouchettes qui s'agitent dans les derniers rayons de soleil. Un appel intérieur nous invite à rentrer. On enfourche les vélos et pédale doucement, peu pressés de faire nos adieux à cette journée de vacances. On s'arrête encore une fois pour recueillir une coccinelle. Escargots et limaces ont envahi la route et les fossés. Ils laissent derrière eux une traînée argentée que la lumière du soir fait reluire. On prend garde de ne pas les écraser. On slalome entre les coquilles et les petits corps orangés.
Puis, le soleil disparaît derrière les arbres et repeint le ciel à l'aquarelle. Un léger froid humide se saisit de la nature et de nos corps. Une peur étrange nous étreint soudain le coeur. On ne sait pourquoi, on pédale plus vite. On se sent poursuivi par d'invisibles démons . On se lance dans une fuite effrénée avec la nuit à nos trousses. On croise des limaces écrasées que l'on attribue à ceux "de devant". On "fonce à toute allure" malgré les cris effrayés de la petite dernière qui ne peut suivre.
Le soir tombe de plus en plus; et le trajet qui nous ramène à la maison nous semble subitement interminable. Puis, enfin, au bout du chemin, se dessine en ombre chinoise la silhouette familière dont les fenêtres se détachent en carrés de lumière jaune. On doute soudain de l'accueil. On craint de rentrer trop tard; de croiser des regards réprobateurs; d'essuyer des grondements. On s'assure d'attendre les autres. Tous ensemble on est plus forts.
Publié par Leilo à 14:53:38 dans Captain'Lo | Commentaires (0) | Permaliens
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